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Grand Prix du Qatar : les pilotes MotoGP jouent leur dernière carte

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Grand Prix du Qatar : les pilotes MotoGP jouent leur dernière carte

A une semaine de Lusail, une majorité du plateau exige que le championnat se porte garant de leur sécurité, sous peine de ne pas faire le voyage.

Le bras de fer entre les pilotes et les organisateurs du MotoGP a franchi un nouveau cap à Sepang. A quelques jours du Grand Prix du Qatar, prévu le week-end des 7 et 8 novembre à Lusail, une large partie du plateau refuse encore de partir sans garanties écrites.

Une course déplacée par la guerre

L'épreuve qatarie devait initialement se tenir à la mi-avril. Elle a été repoussée après le déclenchement du conflit opposant les États-Unis et Israël à l'Iran. La région reste instable malgré l'accalmie.

Dès le GP d'Australie, environ les trois quarts de la grille avaient signé un document posant cinq conditions à leur participation, parmi lesquelles un plan d'évacuation pour tout le paddock et des assurances vie, rapatriement et santé couvrant une escalade du conflit.

Un ultimatum adressé au promoteur

Le point de friction est simple : le promoteur du championnat affirme que l'État qatari fournit toutes ces garanties, mais les pilotes veulent que ce soit le championnat lui-même qui les assume. Après une réunion entre eux dans les locaux de Yamaha, ils ont envoyé une lettre fixant une échéance au dimanche après-midi pour obtenir un engagement écrit.

La réponse de la direction, emmenée par Carmelo et Carlos Ezpeleta, s'est surtout concentrée sur les obligations contractuelles des équipes. Les pilotes ont été prévenus de possibles sanctions financières et sportives en cas d'absence, la FIM pouvant aller jusqu'à des retraits de points ou une suspension.

Un front qui se fissure

Le camp des pilotes n'est pas totalement uni : le petit groupe favorable au voyage est passé de cinq à trois membres, et beaucoup semblent résignés. Côté constructeurs, Yamaha restait le seul à ne pas avoir confirmé sa venue, sa politique interne interdisant à ses employés de se rendre en zone de conflit.